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STOP à « l’ostéo-bashing »

LA SEROPP DIT STOP A « L’OSTEO-BASHING »

La Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale et Pédiatrique (SEROPP) déplore les attaques médiatiques répétées ces derniers mois sur le bien-fondé de l’ostéopathie pédiatrique. L’association souhaite apporter des éléments complémentaires d’information et de réflexion à la suite de la publication de son communiqué commun avec le Syndicat Français Des Ostéopathes (SFDO) et de celle du communiqué commun d’Ostéopathes De France et du Registre des Ostéopathes de France (ROF), en réponse à la tribune du collectif No FakeMed relayé par Le Figaro sur son site Internet le 4 septembre 2022.

Dans cette tribune rédigée par le collectif No FakeMed qui a pour ambition de dénoncer les « fausses médicalisations » gravitant autour de la périnatalité, l’ostéopathie est visée au même titre que l’aromathérapie, la section du frein de langue et les colliers d’ambre. Selon eux, ces interventions pratiquées par des « soi-disant thérapeutes », le plus souvent « non issus du monde soignant », « sans aucune formation médicale » et « dont les intentions ne sont pas forcément bonnes » -ni pour les bébés, ni pour leurs parents-, sont inutiles et dangereuses pour le nourrisson.Ils affirment que les ostéopathes, allant même jusqu’à inventer le syndrome de Kiss, manipuleraient en quelque sorte les jeunes parents de bébés, profitant de leur vulnérabilité, pour leur proposer des solutions miracles pour tout ce qui arrive à leur enfant. En conséquence, les auteurs estiment que le recours à l’ostéopathie du nouveau-né et du nourrisson, dont le succès serait immérité, devrait « absolument être banni ».

La tribune, relayée par Le Figaro, a cette particularité pour le moins singulière de ne pas être signée et de ne citer absolument aucune référence. Elle fait écho à un « argumentaire », également non signé, publié sur le site de No FakeMed1. Sur le site Internet de No FakeMed, après quelques vagues généralités dans lesquelles sont confondues ostéopathie et chiropraxie, les auteurs affirment qu’il n’existe « aucune preuve d’efficacité de ces techniques », qu’elles peuvent entraîner « des effets indésirables graves avec pronostic vital engagé ». L’ostéopathie chez le nourrisson se résumerait selon eux à une manipulation cervicale visant à traiter le syndrome de Kiss. Plus loin, une confusion entre « manipulations et techniques d!ostéopathie crânienne » conduit à la conclusion que ces traitements sont inutiles et dangereux, avec pour seule référence un blog de médecin (Edzard Ernst), avant que les auteurs ne terminent sur des approximations au sujet de la plagiocéphalie.

Différents points de cet argumentaire amènent la SEROPP à s’interroger :                           – Comment un collectif « d’experts » scientifiques peut-il argumenter un article à partir de blogs d’ostéopathes, de chiropracteurs et de médecins (edzadernst.com, oosteo.com, reflexosteo.com…), d’un article de « La maison des maternelles » et de liens inexistants (kce.fgov.be) ? Sur 10 références, une seule est issue de Pubmed (recensement de la littérature scientifique validée par un comité de lecture). Il s’agit d’un article en allemand datant de 2009 sur le syndrome de Kiss ;                                                                                       – Comment ce collectif peut-il affirmer que « l’ostéopathie est dangereuse chez le nourrisson » lorsque la source qu’il cite est un rapport de l’INSERM(2) sur l’évaluation de l’efficacité chiropratique, dans lequel il est écrit que l’estimation des accidents graves après manipulation cervicale irait de 1 cas pour 400 000 à 1 cas pour 5,8 millions de manipulations selon les études. Il n’y a dans ce rapport, aucune donnée sur les effets secondaires chez l’enfant après traitement ostéopathique. De plus, ce rapport s’intéresse aux manipulations à haute vélocité (HVT = « craking ») cervicales qui sont évidemment proscrites dans la prise en charge ostéopathique du nourrisson ;                                              – S’ils citent la recommandation de la Haute Autorité de Santé (HAS) sur la prévention des déformations crâniennes positionnelles et de la mort inattendue du nourrisson (2020), les auteurs omettent de mentionner que dans la fiche-mémo de ce rapport, l’ostéopathie est proposée en seconde intention dans la prise en charge des plagiocéphalies positionnelles(3). Ils oublient également de préciser que les ostéopathes sont cités dans le rapport d’élaboration de cette recommandation (un ostéopathe et un médecin ostéopathe ont fait partie du groupe de travail en tant qu’experts, 4 sociétés savantes ostéopathiques ont été consultées, dont la SEROPP qui a rendu un avis officiel).

La SEROPP souhaite démentir point par point les fausses informations contenues dans cette tribune.« Ces soi-disant thérapeutes sans aucune formation médicale », « Les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois sont d’ailleurs légalement interdites aux ostéopathes. »

Sur la formation et le champ de compétences des ostéopathes :

L’ostéopathie est une profession reconnue par l’État depuis 20 ans et réglementée depuis 15 ans.Les ostéopathes sont issus d’une formation à temps plein de 5 ans, au sein d’établissements agréés par l’État, dont les conditions ont été définies par le décret n° 2007-435 du 25 mars de 2007, relatifs aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie.« Pour la prise en charge des troubles fonctionnels, l’ostéopathe effectue des actes de manipulations et mobilisations non instrumentales, directes et indirectes, non forcées, dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de Santé. » Les manipulations du crâne, de la face et du rachis des enfants de moins 6 mois, ne sont pas interdites à l’ostéopathe mais simplement encadrées par l’article 3 du précédent décret au terme duquel, les dites manipulations nécessitent « un certificat attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie ».

Ainsi, l’ostéopathe peut intervenir chez le nourrisson de moins de six mois en respectant son champ de compétences. Il est formé pour reconnaître les signes de gravité et référer le nourrisson à un médecin quand cela est nécessaire, avant une éventuelle prise en charge ostéopathique, comportant un diagnostic et un traitement ostéopathiques spécifiques.L’ostéopathie ne se substitue en aucun cas au suivi médical de l’enfant et son champ de compétences est celui des troubles fonctionnels.Sur la confusion autour du terme « manipulation » : Le terme « manipulation » désigne des techniques à haute vélocité (HVT ou « craking »). Les auteurs de cet article jouent sur les mots : les « manipulations », telles que définies dans l’annexe 1 de l’arrêté du 12.12.14 relatif à la formation en ostéopathie (4), sont évidemment à proscrire chez l’enfant (5) Les mobilisations articulaires rythmiques (progressives et douces, sans jamais de « craquement », ni de manipulation à haute vitesse), les techniques directes sur les tissus mous (étirements musculaires lents et progressifs), les techniques neuromusculaires, les techniques directes de mobilisation des sutures crâniennes sont autorisées chez le nourrisson (6).

Joël Moret-Bailly, professeur de droit de la santé, en fait une analyse sans ambiguïté dans l’article : « L’ostéopathie : profession de santé ou activité de soins ? (7) » : les mobilisations sont autorisées chez le nourrisson de moins de 6 mois. Sur les risques potentiels d’une prise en charge ostéopathique chez le bébé : dans 9 revues systématiques de la littérature existante(8), référencées sur les effets de l’ostéopathie en pédiatrie, aucune n’a mentionné d’évènement indésirable et encore moins d’effet secondaire grave survenu après un traitement ostéopathique chez l’enfant. Sur l’efficacité de l’ostéopathie chez le nourrisson :La recherche scientifique sur l’efficacité de l’ostéopathie en pédiatrie existe. Des résultats bénéfiques sont publiés notamment sur : le temps de pleurs et le sommeil dans les coliques du nourrisson, la rotation cervicale chez des bébés avec des plagiocéphalies positionnelles, l’asymétrie posturale, les troubles de la succion, les grands syndromes malformatifs maxillo-faciaux (9), etc. Selon une étude menée à la maternité de Grasse entre 2017 et 2020, basée sur 202 questionnaires aux parents remplis avant et 24 h après une séance d’ostéopathie au sein de la maternité, 86,2 % ont perçu une amélioration sur la posture, la douleur ou l’alimentation de leur bébé(10).Des études multicentriques de haut niveau ont démontré l’efficacité d’une prise en charge ostéopathique sur la diminution du temps d’hospitalisation chez 1300 prématurés(11). D’autres ont montré qu’une consultation d’ostéopathie pouvait aider à l’amélioration des paramètres neurovégétatifs (amélioration du métabolisme du système nerveux central, réduction de la variabilité de la fréquence cardiaque, augmentation de la saturation en oxygène) chez des prématurés(12). Aucun effet secondaire n’a été rapporté. Selon Lanaro, « L’ostéopathie peut être considérée comme une stratégie émergente pour améliorer l’état de santé des nouveau-nés ».Ces articles montrent l’utilité de cette pratique quand elle est réalisée par des ostéopathes formés et compétents en ostéopathie périnatale et pédiatrique. Sur les mécanismes d’action de l’ostéopathie : Contrairement à ce qu’affirme le collectif No Fakemed, l’ostéopathie ne « replace » pas les os et les organes« déplacés ».Selon la définition donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)(13), l’ostéopathie est « une thérapeutique manuelle visant à rétablir les fonctions physiologiques de l’organisme, altérées par des dysfonctions des structures du corps ». En d’autres termes, l’ostéopathe cherche à redonner de la mobilité aux segments corporels en contrainte pour optimiser les capacités du corps à s’auto-réguler et à s’auto-guérir.Un traitement ostéopathique a pour but d’améliorer la circulation sanguine, le tonus musculaire et la mobilité locale et de diminuer la sensation douloureuse et la réaction inflammatoire(14). Sur le « syndrome de Kiss » et la frénotomie :La SEROPP a déjà réagi sur ces sujets (15): le syndrome de Kiss n’a aucun fondement scientifique, n’est pas reconnu par la communauté ostéopathique (il a été créé par un chiropracteur allemand) et le traitement proposé par manipulation cervicale va à l’encontre des recommandations de bonnes pratiques et d’éthique rédigées par l’association et dont sont signataires tous ses adhérents.La systématisation des frénotomies est à déplorer. Nous rappelons ici que les frénotomies sont des interventions chirurgicales pratiquées exclusivement par des membres du corps médical (ORL, dentistes…), il conviendrait peut-être pour le collectif No Fakemed de débattre avec eux du bien-fondé ou non de leurs interventions.Ces « experts », auteurs anonymes, semblent oublier que la médecine basée sur les preuves (Evidence Based Medecine) repose sur 3 piliers : la littérature scientifique, mais également les attentes des patients et l’expertise du praticien. Un ostéopathe certifié en ostéopathie périnatale et pédiatrique respecte l’alliance thérapeutique et place son patient (et ses parents) activement au centre d’une décision partagée, lui conférant des conseils et des explications appropriés et validés lui permettant d’être autonome et actif dans le processus thérapeutique. Il doit en outre justifier de 5 années de formation à temps plein, et d’une formation en périnatalité et pédiatrie d’au moins 140 heures pour prétendre à être membre de la SEROPP. Le collectif No FakeMed ne semble donc pas avoir jugé utile d’appliquer la rigueur scientifique et l’éthique, dont elle reproche l’absence chez les professionnels de l’ostéopathie périnatale et pédiatrique, dans l’élaboration de sa tribune affligeante. Les auteurs, à coup d’injonctions et de fausses informations, insultent l’intelligence des parents des nouveau-nés et nourrissons que nous soignons, ainsi que notre honnêteté et notre sens de l’éthique. Ils affirment clairement vouloir faire disparaître l’ostéopathie périnatale et pédiatrique, sur la base d’arguments d’autorité infondés, sans aucune connaissance de la cause qu’ils prétendent combattre. Quels intérêts pourraient-ils servir, volontairement ou involontairement ?

La SEROPP ne peut évidemment pas empêcher la publication de ce genre de tribune ou « d’argumentaire » visant à diffuser des contre-vérités et approximations concernant l’ostéopathie émanant directement d’individus ou de collectifs d’individus. Elle sait qu’Internet et les réseaux sociaux en regorgent. Il est par contre consternant de constater, comme cela a été le cas ces derniers mois, la facilité avec laquelle les détracteurs de l’ostéopathie trouvent des relais médiatiques complaisants. Comment un quotidien historique prestigieux peut-il se rendre complice, à nouveau, de la diffusion de fausses informations, d’approximations, d’amalgames et d’erreurs de droit ?Comment peut-on faciliter la diffusion d’accusations à charge, sans donner la parole aux professionnels de santé en périnatalité et pédiatrie qui travaillent avec succès en collaboration avec des ostéopathes et qui ont une toute autre opinion sur les résultats cliniques de ces derniers et sans donner suite à notre demande de droit de réponse comme cela a été le cas la fois précédente ?

Le bureau de la SEROPPavec tous nos remerciements pour l’aimable participation de Gianni Marangelli, ostéopathe D.O.

La SEROPP rappelle par ailleurs qu’elle est disponible pour apporter son expertise auprès des médias souhaitant diffuserune information objective et documentée dans le domaine de l’ostéopathie périnatale et pédiatrique. Elle est dotéed’un conseil scientifique (composé notamment de praticiens hospitaliers, professeurs d’universités, pédiatres, etc.) etest membre de l’Osteopathic International Alliance (OIA) reconnue comme interlocuteur officiel par l’OMS.

 

1 nofakemed.fr

2 Évaluation de l’efficacité chiropratique (2011)

3 https://www.has-sante.fr/jcms/p_3151574/fr/prevention-des-deformations-craniennes-positionnelles-dcp-et-mort-inattendue- du-nourrisson

4 JORF n°0289 du 14.12.14

5 Recommandations de bonnes pratiques et d’éthique édictées par la SEROPP, seropp.org 6 Lalauze-Pol, « Le crâne du nouveau-né, 2008

7 « Revue de droit sanitaire et social », n°2, 2009, 290–300

8 Parnell Prevost et al., 2019, Bagagiolo et al., 2022, Lanaro et al., 2017, Franke et al., 2022, Buffone et al. 2022, DeMarsh et al. 2021, Hayes et al. 2006 , Posadzki et al 2013 et 2022, Lalauze-Pol, 2020 , Chambon, 2022.

9 Philippi et al, 2006, Pastor-Pons 2021, Herzaft-Le-Roy et al., 2019, Castejón-Castejón et al., 2019, Hayden et al., 2006

10 Chambon et al, 2022

11 Lanaro et al. 2017 ; Cerritelli et al. 2015, 2013 ; Pizzolorusso et al. 2014, 2011

12 Marinelli et al., 2019, Manzotti et al., 2022, 2020

 

QUELQUES MOTS SUR LA SEROPPL’association, créée en 2007, a pour but la promotion de la qualité, de l’efficacité et d’un niveau de sécurité optimal des soins en ostéopathie périnatale et pédiatrique (OPP). Avec le soutien d’un comité scientifique, elle participe à l’élaboration et au financement de protocoles de recherche en OPP. La SEROPP vise également au rassemblement et à la concertation de tous les praticiens référents dans le domaine de la périnatalité et de la pédiatrie qu’ils soient ou non ostéopathes. Elle contribue par ailleurs à l’information des professionnels de santé, des institutions sanitaires et du public sur l’intérêt de l’OPP.

Nouvelle ostéopathe au sein de notre équipe

Nous avons le plaisir d’accueillir une nouvelle consoeur au sein de notre équipe, elle se présente en quelques mots et nous lui souhaitons la bienvenue :

Je me présente Charlotte Tomassini ostéopathe D.O diplômée du Collège Ostéopathique de Strasbourg Europe. Mon approche thérapeutique est plutôt douce mais diverse (utilisation de techniques tissulaires, énergétique musculaire, structurelles, fasciales…) allant du nourrisson, à la femme enceinte, au sportif jusqu’à la personne âgée.  Mon expérience en milieu hospitalier lors de mes études m’a permis d’acquérir une expérience complémentaire dans l’approche de la douleur mais également  de diversifier ma pratique ostéopathique. 

Je suis ravie de rejoindre cette superbe équipe et de pouvoir vous accueillir au sein du Centre Messin d’Ostéopathie

 

Réponse de la seropp à l’article du figaro

Communiqué de presse

Le SFDO et la SEROPP répondent aux fausses informations diffusées par le collectif No FakeMed

L’ostéopathie est une nouvelle fois agressée par le collectif «No FakeMed» à coup de fausses informations, d’approximations, d’amalgames et d’erreurs de droit. Dans une tribune intitulée « Le collectif No FakeMed alerte sur certaines médicalisations inutiles et parfois dangereuses pour l’enfant » et publiée dans le Figaro daté du 5 septembre 2022, les auteurs de cette tribune affirment que « L’ostéopathie [est] dangereuse chez le nourrisson. »

Le Syndicat français des ostéopathes (SFDO) constate que les agressions gratuites contre l’ostéopathie sont devenues une véritable marque de fabrique de ce collectif auto-proclamé qui diffuse régulièrement de fausses informations, malheureusement relayées par des supports médiatiques qui ne cherchent pas à diffuser une information objective à l’aide des syndicats représentatifs de la profession d’ostéopathe ou des sociétés savantes.

Force est de constater que les auteurs de cette tribune amalgament insidieusement professions règlementées par l’État et professions non règlementées.

Le collectif No FakeMed méconnaît, une fois de plus, que la profession d’ostéopathe est reconnue depuis 20 ans et règlementée depuis 15 ans.

Selon un sondage Odoxa de septembre 20191, l’ostéopathie est une profession qui jouit d’un très haut niveau de confiance dans la population. En effet, 86 % des personnes interrogées font confiance aux ostéopathes. Selon un sondage Harris Interactive pour Santéclair2 de novembre 2019, 86 % des personnes interrogées déclarent avoir une bonne image des médecines douces. Avec 80 % d’opinions favorables, l’ostéopathie arrive largement en tête. Peut-être cette confiance gêne-t-elle les acteurs de ce regroupement ?

Les auteurs de cette tribune expliquent avec aplomb que les parents « estiment que l’effet est bénéfique parce qu’[ils ont] été pris en charge et entendu le temps d’une consultation. » Ils poursuivent en affirmant qu’il s’agit d’un « effet placebo majoré par le fait qu’ [ils ont payé] pour ce service. »

Les auteurs de cette tribune continuent en affirmant que « L’ostéopathie [est] dangereuse chez le nourrisson » sans apporter aucune référence scientifique permettant de fonder ce propos. Dans neuf revues systématiques de la littérature sur les effets de l’ostéopathie en pédiatrie, aucune n’a rapporté d’événement indésirable et encore moins d’effet secondaire grave survenu après un traitement ostéopathique chez l’enfant.

L’ostéopathe conformément à l’article premier du décret 2007-435 du 25 mars 2007 est autorisé à pratiquer « des actes de manipulations et mobilisations […] dans le respect des recommandations de bonnes pratiques établies par la Haute Autorité de santé. »

1 http://www.upo-federation-osteopathie.fr/2019/10/26/les-francais-plebiscitent-losteopathie/
2 https://harris-interactive.fr/opinion_polls/observatoire-des-parcours-de-soins-des-francais-theme-3-les-francais-et-les- medecines-douces/

SFDO 13, rue Dulac 75015 PARIS SEROPP 15, Rue Léopold Bellan, 75002 Paris 01 48 87 11 07 / secretariat@osteopathe-syndicat.fr seropp.mail@gmail.com

Paris le 6 septembre 2022

Par ailleurs, les auteurs de cette tribune méconnaissent totalement le droit. En effet, les manipulations du crâne, de la face et du rachis chez le nourrisson de moins de six mois ne sont absolument pas « légalement interdites aux ostéopathes, qui ne sont pas des professionnels de santé. » Elles sont simplement encadrées par l’article 3 du décret 2007-435 du 25 mars 2007 au terme duquel, lesdites manipulations nécessitent « un certificat attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie. » Les ostéopathes bénéficient ainsi en conséquence de l’entière liberté de réaliser avec l’accord du patient toutes mobilisations qu’ils jugent bénéfiques.

Concernant Société européenne de recherche en ostéopathie périnatale et pédiatrique (SEROPP

Enfin, les auteurs de cette tribune noient, à dessein, l’ostéopathie, profession réglementée, parmi d’autres techniques pratiquées par des professions comme l’aromathérapie et les colliers d’ambre.

N’en déplaise aux auteurs de cette tribune, le SFDO et la SEROPP, dans un communiqué de presse commun, en date du 8 mars 2022, rappelaient que l’ostéopathie pédiatrique est source de bénéfices pour le nourrisson et les jeunes enfants.

La SEROPP a édicté, dès 2012, des recommandations de bonnes pratiques 3 en ostéopathie périnatale et pédiatrique, avec l’appui de son conseil scientifique composé notamment de praticiens hospitaliers, professeurs d’universités pour certains, pour la plupart pédiatres. Ces recommandations de bonnes pratiques, dont le respect s’impose aux membres de la SEROPP, précisent que l’ostéopathie pédiatrique doit être pratiquée dans le respect de l’anatomie et de la physiologie du nourrisson, prohibant toute manipulation articulaire à haute vélocité (« craking ») chez le bébé.

La SEROPP et le SFDO rappellent que plusieurs études scientifiques récentes (notamment Cerritelli et al. 2013, 2015, Manzotti et al. 2020, 2022, Castejon-Castejon 2019, Juliette Herzhaft Le Roy 2017, , Lalauze-Pol 2020, Pastor et al. 2021) ont prouvé l’efficacité et la sécurité de la prise en charge ostéopathique périnatale et pédiatrique.

De tels articles n’ont qu’un but, celui de discréditer une profession reconnue depuis 20 ans, règlementée depuis 15 ans et à laquelle nos concitoyens font fortement confiance. Les ostéopathes, reçoivent chaque année le quart des Français dans leurs cabinets. Cela en gênerait-il certains ?

Pour le conseil d’administration du SFDO Pour le Bureau de la SEROPP Philippe STERLINGOT, président Séverine LAMBERT, présidente

A propos du SFDO (http://www.osteopathe-syndicat.fr) : Le Syndicat français des ostéopathes, représente depuis 1973 les ostéopathes exclusifs. Il a pour objet d’assurer la défense des droits ainsi que les intérêts matériels et moraux de ses membres. Premier syndicat représentatif de la profession auprès des pouvoirs publics depuis 2003, il assure une mission politique et est l’interlocuteur privilégié des institutionnels.

A propos de la SEROPP (https://seropp.org) : Créée en 2007, la Société Européenne de Recherche en Ostéopathie Périnatale & Pédiatrique a pour but la promotion de la qualité, de l’efficacité et d’un niveau de sécurité optimal des soins en ostéopathie périnatale et pédiatrique (OPP). Avec le soutien d’un comité scientifique, elle participe à l’élaboration et au financement de protocoles de recherche en OPP. La SEROPP vise également au rassemblement et à la concertation de tous les praticiens référents dans le domaine de la périnatalité et de la pédiatrie qu’ils soient ou non ostéopathes. Elle contribue par ailleurs à l’information des professionnels de santé, des institutions sanitaires et du public sur l’intérêt de l’OPP.

Le Bureau de la SEROPP : https://seropp.org/qui-sommes-nous/

3 https://seropp.org/wp-content/uploads/2022/03/recommandations-de-bonnes-pratiques-et-dEthique-SEROPP-version- def.pdf

Le frein de langue, on en parle ?

Enfants, Funny, La Langue, Émotions, L'Enfance
 
La saga des « freins buccaux restrictifs » chez l’enfant allaité.

S’appuyer sur les connaissances scientifiques pour éviter des interventions inutiles – Dr Gisèle Gremmo-Féger.
Depuis une bonne dizaine d’années, on observe une augmentation inquiétante des diagnostics de freins de langue courts ou de freins de lèvre et des demandes d’interventions de sections de ces freins chez les enfants allaités. Cette situation s’est installée après l’introduction du concept de frein de langue postérieur.

Cet article est une mise au point concernant les préoccupations et connaissances actuelles sur le sujet des freins buccaux et de l’allaitement. La compréhension des mécanismes de la succion au sein, de nouvelles données anatomiques et des conférences des consensus apportent un éclairage contribuant à adopter une approche raisonnée de cette problématique.

Il n’y a pas de lien formellement établi entre un score de frein de langue court et des difficultés d’allaitement. Avant de recourir à une frénotomie, il est indispensable de procéder à une évaluation méthodique et rigoureuse du couple mère-enfant et de la conduite pratique de l’allaitement.
http://www.co-naitre.net/actualites/la-saga-des-freins-buccaux-restrictifs-chez-lenfant-allaite/

Le Président du R.O.F. s’exprime au sujet de l’information diffusée hier soir sur TF1
 Une information erronée ou incomplète peut être assimilée à de la désinformation.
 Il est regrettable qu’une chaîne de télévision puisse, à une heure de grande écoute, diffuser une information non authentifiée par un communiqué officiel. Cette information a été soutenue visuellement par une infographie, jugée, a posteriori, « imprécise » par la journaliste même qui l’a diffusée ! C’est regrettable et cela jette le discrédit sur un média qui privilégie le « scoop » sur l’information véritable, essentielle et surtout authentique. Heureusement, les instances officielles de l’Ostéopathie ont rectifié cette situation.

En premier lieu, le Registre des Ostéopathes de France a jugé utile de rassurer ses adhérents. Il importe désormais de faire passer ce message auprès des patients.
 
Notre vocation est d’être présents auprès d’eux.
 
Nous assurerons notre rôle avec la rigueur qui nous caractérise. Celui-ci ne se situe pas dans le sensationnel mais dans la compétence.
 
Confraternellement, 
 
Christophe Couturaud
Président du R.O.F.

INFO COVID

Nous avons le plaisir de vous recevoir à nouveau au Centre Messin d’Ostéopathie à partir du 11 mai ! Nous mettons actuellement tout en oeuvre pour vous recevoir dans les meilleures conditions de protection face au Coronavirus. Dans cette logique, nous vous invitons à lire les consignes suivantes : 

Consignes POUR VOTRE RENDEZ-VOUS

Information importante:

Suite à l’intervention du Premier Ministre hier soir et en l’absence de moyens matériaux adéquats mis à notre disposition, au stade 3 de l’épidémie, notre cabinet n’est pas en capacité de recevoir des patients dans de bonnes conditions de sécurité. C’est pourquoi nous fermons dès aujourd’hui notre cabinet. Nous ferons au mieux pour vous donner de nos nouvelles via le site internet. Nous restons disponible par mail (cabinetosteopathiemetz@orange.fr) et dans l’onglet contact puis messagerie. A très bientôt, portez vous bien et pensez à suivre les consignes sanitaires. L’équipe du Centre Messin d’Ostéopathie.